Interview de Vanessa Azar – Vanessa’s secrets

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Cette semaine j’ai eu l’occasion d’interviewer la sublime et talentueuse Bloggeuse Vanessa Azar, aussi connue sous le nom de Vanessa’s Secrets à travers son blog : https://www.vanessassecrets.net. Elle nous ouvre les portes sur sa vie et son nouveau poste en tant que manager marketing au Kenya. 

Qui est véritablement Vanessa Azar, pouvez-vous nous dire quelque chose que peu de personnes savent ?

 

 « À la base j’étais quelqu’un de très timide, mais j’ai un principe simple, on travaille pour ce que l’on veut. Et il était hors de question d’être timide dans la vie car c’est un poids, j’ai donc beaucoup travaillé sur ça. Je comptais jusqu’à 3 pour demander un verre d’eau. Je pense qu’avec le temps on prend confiance et on s’affirme. Mais il faut avant tout rester authentique, et ne pas se laisser travestir par les autres. Il ne faut pas se perdre entre l’envie d’être soi et de plaire aux autres. C’est moins effrayant de marcher selon ses termes que selon ceux des autres.

On me fait parfois des reproches sur mon blog « ouais ce n’est pas cool que tu penses ça, que tu parles de ça etc.… » mais mon blog n’est pas fait pour être cool ou beau mais pour me ressembler, il est fidèle à ma personnalité. »

Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir bloggeuse mode et beauté ?

 

 « J’ai toujours eu cette envie d’écrire, et pas seulement un blog.  Au-delà de l’écriture pour m’exprimer, j’ai toujours vu qu’il y avait beaucoup d’impact dans l’écrit, c’est une trace qui reste longtemps même si dans l’ère du digital cela est moins important. Je viens d’une famille, un peu dispatchée dans le monde : Cameroun, Liban et France. Quand j’étais enfant, ma mère m’avait acheté un polaroid, je m’amusais à prendre des photos de notre vie et j’envoyais ces images accompagnées de textes à ma famille . Par la suite nous avons déménagé dans un immeuble où j’ai tenu le « magazine de l’immeuble », pour les jeunes. Puis,  arrivée au lycée, je m’occupais également du journal du lycée, donc quelque part j’ai toujours eu cette passion… Même si j’avais fait 1 600 fautes d’orthographe j’aurais écrit ! C’est une forme d’expression comme le rire ».

Quelles sont vos missions au sein de l’entreprise

« Me Moringa for life » ?

 

« Me moringa for life, est en phase de lancement de produit, et c’est super intéressant dans la mesure où il y a beaucoup à faire. Que ce soit les communiqués et dossiers de presse ou la création de vidéos. Mais le coeur de ma mission est de faire connaître le produit : il faut pour trouver des partenaires, des influenceurs et des distributeurs.  Lorsque l’on ira aux Etats-Unis et en France avec le salon de la Marjolaine, mon rôle sera de présenter le produit sous son plus bel angle, face aux distributeurs potentiels. Cela va de la création des catalogues en passant par les flyers et les sacs de distributions jusqu’à la gestion des réseaux sociaux.  J’aime beaucoup cet emploi car cela me permet de voyager vers différents horizons, et d’appréhender de nouveaux marchés tels que Las Vegas et Baltimore qui sont nos prochaines destinations. »

Le moringa est l’une des plantes les plus nutritives au monde, mais quelles sont véritablement ses vertus ?

 

interview Vanessa Azar, Vanessa's secret

« Pour tout vous dire, au début je n’y croyais pas du tout, mon amie m’en a parlé mais j’étais pas très bio. Puis, pour être sincère, j’ai rabaissé la marque, au début : je me suis dit “je vais encore avoir une marque africaine qui fait du n’importe quoi”. Quand j’ai reçu les produits, je me suis dit OMG ! c’est un packaging de fou ! avec des standards internationaux. J’ai donc fait mes recherches, et je l’ai testé. J’avais de gros problèmes de peaux, et dans le moringa il y a beaucoup de zinc : au bout d’une semaine l’ensemble de ma peau avait de l’éclat. Au niveau de mes cheveux, tout a commencé à pousser plus vite, tout allait mieux, je dormais mieux. Mais je refusais d’admettre que c’était dû au Moringa, donc je trouvais des excuses. Je l’ai même fait tester à ma mère et à une amie, qui ont connu de gros changements aussi. Alors, je me suis dit “mince ce produit fonctionne vraiment !”

Peut-on trouver le moringa en France ?

 

« Oui on peut le retrouver dans certains magasins bio, mais ils n’ont pas toutes les gammes de produits que l’on propose. Pour trouver toutes nos gammes de produits, il est préférable d’aller sur le  www.naturalforme.fr “

Donc vous êtes à la fois manager marketing et bloggeuse, comment faites-vous pour concilier les deux ?

 

« Non seulement c’est dur mais c’est différent, j’ai totalement changé de vie, donc pour l’instant je n’ai pas mes repères en tant que rédactrice de blog, car ici la beauté est différente. Je me maquille 10 fois moins, j’assiste à moins d’événements sur les nouveautés beauté. Je découvre beaucoup de paysages et de cultures, donc je pense que je vais davantage parler de mes expériences et découvertes au Kenya, car c’est mon nouveau train de vie.

Mais il est certain que je ne laisserai pas l’aspect beauté de mon blog, car je trouve que par ce vecteur on arrive à parler à beaucoup de personnes. »

Pensez-vous que votre ligne éditoriale a changé depuis que vous êtes au Kenya ?

 

« Bien-sûr qu’elle change, et elle continuera de changer, car je change d’environnement, mais aussi en tant que personne. Le changement est la meilleure chose qui puisse m’arriver, car il est hors de question de subir des changements au quotidien et de rester la même. Bientôt je ferai le manoir des girafes, je ne vais pas partager mon nouveau rouge à lèvres Nars que j’aurais mis pour l’occasion. Non, j’ai envie de partager les traditions et  les cultures que je découvre.

 


Les femmes au Kenya, ont-elles un rituel beauté particulier ?

 

« Je ne vis pas au cœur du Kenya mais dans une zone un peu isolée, je n’ai pas fréquenté beaucoup de femmes Kenyanes.  Les seules que j’ai côtoyé, sont des expatriées ou des femmes de ménage. Je pense qu’elles sont plutôt coquettes car il y a beaucoup de magasins beauté comme Séphora en France, avec des produits de  grandes marques. C’est un pays qui est suffisamment développé pour avoir tout ça. »

Vanessa AzarQuelle est votre routine beauté depuis que vous êtes au Kenya ?

 

« Depuis que je suis arrivée c’est simple, j’ai dû mettre de la BB crème Estée Lauder 3 fois en 1 mois, mais je mets de l’anti-cerne, du blush crémeux et un crayon à sourcils. En soin, j’aime beaucoup les produits Estée Lauder, j’utilise leur gommage et sérum « Advanced » au quotidien. J’applique une crème de jour Clarins et au-dessus de tout cela je mets ma protection solaire UV, visage Clarins. Pour le corps, j’utilise une crème Estée Lauder que je mélange avec un spray solaire SPF 30 de chez Clarins. Et pour finir je prends mes deux cuillères à café de moringa, qui est vraiment rentré dans ma routine. »

Quelle est ta relation avec la marque Estée Lauder ? As-tu un partenariat avec eux ?

 

« A l’heure actuelle je n’en ai pas, et au-delà du partenariat Estée Lauder c’est la famille. Je sais que beaucoup de marques sont contre le fait de vendre des produits qui nous ont été offerts. Je le faisais avant, à titre caritatif et j’achetais des trucs pour les sdf. J’ai arrêté de le faire car les gens pensaient que je prenais cet argent pour le mettre dans ma poche. Donc j’ai décidé de créer La beauté au service du cœur, ça nous a apporté des sous pour pouvoir offrir des vidéoprojecteurs, des ordinateurs, des livres etc. à l’IDA qui est l’institut pour déficience auditif et visuel. J’ai contacté des bloggeuses pour avoir plus de produits, mais certaines ont refusé. Estée Lauder a apprécié mon action, et cette année ils sont partants pour collaborer avec moi et m’envoyer une cargaison de produits. Je n’ai plus besoin de demander aux autres, ils me soutiennent à 200%, voilà c’est la famille. Je leur ai clairement dit que mon aide se tournerait vers l’Afrique, un continent qui me parle au niveau du cœur. J’aime cette marque qui est très humaine car elle met l’humain au centre de ses activités. »

Comment te sens-tu au Kenya ?

 

« Cela fait un mois que je suis au Kenya, c’est toujours très dur de dire au revoir, quitter Paris a été une petite déchirure. Mon blog m’a vraiment ouvert à de belles possibilités et rencontres. Partir, ça fait peur, mais on ne peut pas évoluer dans la vie si on a peur. La peur de l’aventure, l’évolution est quelque chose que l’on doit apprendre à retirer de soi, il ne faut pas que la peur étouffe l’intuition.

J’avais déjà pour ambition de partir, l’Afrique du Sud m’intéressait beaucoup et je rêvais de découvrir ce pays. J’avais d’ailleurs une autre proposition, mais la marque me parlait moins. Comme a dit Steve Jobs : “il faut apprendre à connecter les points qui font de nos choix, des choix décisifs”. À un moment donné, il faut suivre son intuition et aller de l’avant. »

 

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Qu’est que vous pensez de la digitalisation de la beauté et du bien-être ? et particulièrement de la coiffure afro ?

 

« Je trouve ça vraiment génial, ça offre des possibilités à des africaines qui n’ont pas toujours l’envie et le temps d’aller dans des salons de beauté, et qui veulent se faire coiffer à domicile. Notre ère le permet, peu importe la coiffure, je trouve que c’est vraiment bien d’avoir un service à domicile de qualité. En plus, cela donne la possibilité d’évaluer le service et permet de mieux appréhender la qualité des professionnels.  C’est presque une révolution d’avoir le choix aujourd’hui, car c’est un luxe. »

 

Hind Benyahia.